Font-Romeu : le tribunal administratif va-t-il prolonger le scandale du stade VTT de cross country « olympique » ?

Communiqué de presse du 28 mai 2025

Espace naturel sensible, trame verte et bleue, zone d’intérêt écologique faunistique et floristique, tout avait été balayé par le préfet de région Occitanie, pourtant incompétent pour délivrer une dispense d’évaluation environnementale pour ce type d’aménagement.

Le stade VTT de cross country dans la forêt de la Calme de Font-Romeu, financé par une subvention olympique, n’a jamais vu un compétiteur des jeux de Paris mais a endommagé plus de 15 ha de nature sans étude d’impact.

Après avoir essuyé deux échecs devant le tribunal administratif dans la procédure contestant la décision préfectorale et celle demandant le sursis à l’exécution des travaux, la FRENE a constaté un changement de pieds du rapporteur public de ce tribunal.

Lors de l’audience du mardi 27 mai, ce magistrat a constaté que l’arrêté municipal autorisant le permis d’aménager du stade avait été signé par un conseiller municipal de FONT-ROMEU qui n’en avait pas la compétence et que le dossier nécessitait une étude d’impact. Malgré ces graves défauts, il a  cependant suggéré au tribunal de permettre la régularisation du permis avec un délai de six mois.

Le président de la FRENE 66, Marc MAILLET, présent à l’audience , a souligné que tous les principes du comité olympique, sur des jeux propres, transparents et respectueux de l’environnement  avaient été bafoués dans ce dossier. Que le stade de VTT n’avait jamais été homologué pour les jeux de Paris et qu’il n’y était venu aucun compétiteur. Que sur le fond il s’agissait d’une destruction massive au sein d’une forêt   qualifiée par le parc naturel régional des Pyrénées catalanes de réservoir de biodiversité – avec abattages d’arbres, assèchement de zones humides et atteintes fortes à des habitats d’espèces protégées comme le Pic noir ou le Grand tétras.

Le président de la FRENE 66 a conclu ses observations en rejetant la proposition du rapporteur public pour la régularisation en indiquant que l’absence d’étude d’impact ne pouvait pas se régulariser.Sans dépose d’une autre demande avec un autre dossier les conditions d’information du public et les pouvoirs de l’autorité administrative ne seraient pas respectées.

L’affaire a été mise en délibéré.

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