Les maires de la Côte vermeille n’aiment pas les oiseaux Le préfet non plus!

Communiqué de presse du 4 septembre2025

Alors que la chute des populations d’oiseaux en France est catastrophique, de l’ordre de 30% en 30 ans dans les villes, les maires de la Côte vermeille surenchérissent en organisant la destruction d’habitats d’espèces protégées.

La ville de Collioure a obtenu une chasse aux œufs de Goélands sous la forme d’une stérilisation mais aussi la destruction des nids. Au motif de la sécurité publique,  sans étude d’impact, le préfet a donné une dérogation.

Les villes de Saint-André et d’Argelès-sur-Mer  viennent d’obtenir l’abattage de 47 platanes accueillant les nids de Choucas des tours et d’autres espèces protégées. Au motif de la sécurité publique, sans étude d’impac,  le préfet a donné son accord à la communauté de communes Côte vermeille-Albères-Illibéris.

La sécurité publique est devenue aux mains des préfets – transformés par les lois successives en petits gouverneurs territoriaux – un outil passe-partout pour mettre à terre la dernière protection de la biodiversité existant en France, celle de la législation sur les espèces protégées.

Cette législation ne pèse par lourd face à un coup de bec d’un oisillon et à l’éventualité d’un coup de vent abattant d’un coup 47 arbres. Le regretté François TERRASSON y aurait vu l’illustration parfaite de ses travaux sur la peur de la nature. Nous y voyons aussi l’incompétence de ces nouveaux monstres que sont les communautés de communes qui participent à la destruction violente des paysages que ce soit dans l’urbanisation forcenée, la vitrification par les champs photovoltaïques et l’abattage des arbres.

Il apparait au niveau de l’Etat et des préfets gouverneurs – à Perpignan comme à Toulouse – une volonté politique de laisser faire en dispensant les projets d’étude d’impact et en donnant les dérogations demandées.

Le pays catalan a été très grandement amoché par le tourisme de masse mais  la seule plainte qui est encore entendue est celle des tiroirs caisses qui gémissent de la baisse du pouvoir d’achat des visiteurs. Mais que deviendra cette lamentation lorsque le pays ne pourra rien produire sous les effets du réchauffement climatique, des sécheresses et de la perte de sa diversité faunistique et floristique ?

Face aux décisions préfectorales sans contrôle, les associations de protection de la nature sont contraintes de faire appel aux juges.

C’est pourquoi la Ligue pour la Protection des Oiseaux, Sauvegardes des Albères et du Tech, le Collectif du Camp del Cavall et la FRENE 66 ont saisi le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier pour suspendre en urgence l’autorisation du préfet d’abattre 47 platanes sur les communes de Saint-André et d’Argelès le long de l’ancioenne RD 618. L’audience aura lieu le 11 septembre à 10 h..