Pénurie d’eau et boucs émissaires  

FRENE 66 

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Fédération pour les Espaces Naturels et l’Environnement – Pyrénées-Orientales 

Membre de France Nature Environnement 

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Siège social : FRENE 66 – 16, rue Petite-la-Réal 66000-Perpignan 

Tél. 04 68 34 98 26 Mail : frene66@gmail.com 

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Pénurie d’eau et boucs émissaires  

A la lecture de certains communiqués syndicaux ou manifestations politiques, et même jusqu’aux bancs de  l’Assemblée nationale , la fédération FRENE 66, la fédération nationale France Nature Environnement et les  associations écologiques en général sont devenues les parfaits boucs émissaires de la pénurie en eau. 

Leurs crimes : réclamer l’application des lois et règlements pour la survie des rivières et de leur écosystème et  contester une certaine politique agricole peu soucieuse d’économie de la ressource. 

Pour autant cela n’est pas une nouveauté mais s’inscrit dans un contexte d’impuissance des leaders politiques et  syndicaux à modifier la donne en faveur d’une agriculture plus adaptée au réchauffement climatique.  

Les dirigeants de la FDSEA et de la chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales – qui crient au loup et défilent  derrière le cercueil de FNE – sont-ils prêts à faire évoluer leurs pratiques ? Sont-ils prêts à mettre en œuvre, dans la  transparence, la connaissance des captages et des prélèvements réels dans les nappes ? Sont-ils prêts à lutter pour  le maintien des terres agricoles et des milieux naturels face à l’urbanisation galopante ?  

A ceux qui reprochent à la FRENE 66 de ne rien connaître à l’agriculture, nous leur demandons de nous indiquer  ce qu’ils font pour limiter la casse dans les plans locaux d’urbanisme (PLU et SCOT) et pour combattre les  infrastructures inutiles au détriment de l’agriculture locale. 

La FRENE – association qui ne reçoit aucune subvention de quiconque – combat l’artificialisation des sols depuis  plus de 25 ans. Elle est quasiment la seule entité à avoir gagné des combats pour le maintien des terres agricoles sur  les communes du littoral, contre des golfs et des projets immobiliers y compris des supermarchés. Elle est  aujourd’hui dans les Corbières à côté de viticulteurs menacés par les carrières ou les lignes à haute tension alors  même que les institutions corporatistes se sont dérobées ou veulent prospérer dans le photovoltaïsme.  

Nous continuerons à distinguer les dirigeants de l’agriculture industrielle qui tiennent le haut du pavé – hommes  d’affaires qui prospèrent en captant la majorité des subventions – de la grande majorité des maraîchers,  arboriculteurs, viticulteurs, éleveurs du département qui élaborent sans aide des produits de qualité tout en  essayant d’être réalistes avec la nature et les paysages. 

Nous continuerons à préconiser le maintien des débits biologiques de la Têt, du Tech, de l’Agly et du Sègre car il  sont indispensables à l’équilibre de la nature dans sa diversité y compris pour l’agriculture elle-même. 

Nous continuerons à combattre les solutions d’accaparement et de gaspillage de la ressource en eau y compris par  la voie judiciaire face à un gouvernement, à une préfecture qui se mettent au diapason des lobbies les plus  puissants jusqu’à en oublier l’intérêt général.  

Le 20 mars 2023