PERPIGNAN,HOSTILITE GENERALE  A LA VÉLO-ROUTE SUR LES BERGES DE LA BASSE

Communiqué de presse du 19 août 2025

La consultation du public s’est achevée le 18 août. A notre connaissance aucun habitant ne s’est prononcé favorablement pour ce projet de piste cyclable et piétonnière sur les berges de la Basse dans le centre historique de Perpignan.

Tous les avis et témoignages mis en ligne contestent avec énergie et sagacité un projet  absurde et destructeur. Le côté absurde et incohérent repose sur une totale illusion – pour ne pas dire un mensonge – celui d’ouvrir à la population l’accès à un « parc urbain ». Le côté destructeur c’est de faire disparaitre l’un des rares espaces de verdure et de tranquillité qui fait l’attraction des visiteurs et qui est une signature esthétique du patrimoine de la ville.

Le bon sens triomphera-t-il du fanatisme municipal ? Rien n’est moins sûr pour au moins trois raisons.

En premier lieu l’absence totale de velléités de l’administration française de protéger le patrimoine architectural perpignanais, ce qui est abondamment documenté dans la gestion de la zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP) avec les destructions d’immeubles et la condamnation judiciaire de l’aménagement de la place Arago. Ce désengagement est d’ailleurs complice dans l’affaire de la vélo-route puisque le préfet de région Occitanie a délivré une dispense d’étude d’impact prouvant que la ZPPAUP, devenue Site Patrimonial Remarquable, comptait pour du beurre.

En deuxième lieu, la commune de Perpignan ne manifeste depuis longtemps  aucun intérêt pour la protection des espaces verts et des arbres. C’est tout le contraire. Avec des destructions inouïes comme les abattages de grands arbres du parc Bir-Hakeim et la liquidation du Jardin botanique. A cela s’ajoutent chaque jour des projets d’abattages d’arbres comme les 147 qui sont condamnés  pour la mise à 2 X 2 voies de la rocade sud et de bétonisation comme l’artificialisation des espaces naturels autour du mas Delfau.

En troisième lieu et ce n’est pas le moindre, la municipalité ALIOT brûle ses vaisseaux sachant que la condamnation en première instance du maire à 18 mois de prison dont 6 mois ferme sous bracelet électronique ainsi qu’à 3 ans d’inéligibilité risque d’être confirmée en appel avant les municipales de 2026. Dans cette fin de mandat  tout est bon pour vider les caisses y compris avec les projets les plus controversés. Il s’agit de maintenir l’illusion d’une activité eteffectivement avec 1,5 million d’euros on peut faire beaucoup de bêtises notamment construire une piste cyclable avec des escaliers.

La FRENE appelle tous les habitants et riverains qui se sont manifestés de continuer à mettre la pression et à exiger l’abandon du projet de vélo-route. La FRENE demande aussi à la municipalité d’investir en urgence ce 1,5 million d’euros en mesures d’atténuation des ilots de chaleur suffocante dans le centre historique en cassant des dalles et du bitume et en plantant des arbres.  Et en maintenant les 15 000 m2 de pelouse de La Basse.