Projet de vélo-route sur les berges de La Basse à Perpignan

Du grand blabla pour de gros dégâts

Communiqué du 26 juillet 2025.

La présentation par la municipalité ALIOT du vieux projet  de piste cyclable sur les berges de  La Basse conçue par la municipalité PUJOL ne manque d’air et surtout de  blabla contradictoire. 

En italique les citations du cahier n°1 de présentation du dossier sur le site de la préfecture 

La Basse s’affirme comme l’une des caractéristiques du paysage perpignanais, en offrant une coulée verte naturelle participant au socle de la trame verte de la ville). Elle permet de manière centrale d’articuler Perpignan autour d’un espace naturel aménagé s’affirmant en tant que liaisons vertes qui permet de connecter un ensemble de quartiers et de donner de la cohérence au paysage.

La coulée verte est si bien mise en valeur  que la municipalité s’est arrangée pour que le projet soit dispensé d’étude d’impact.

Pour rappel, l’objectif général du projet est de concevoir, dans un cadre naturel préservé, une liaison douce (piétons, vélos et tous modes actifs) de première importance, permettant de relier les quartiers Ouest au cœur de ville. Cette liaison (partie d’une connexion interurbaine maritime) d’environ 1.6km doit être bidirectionnelle. Le linéaire comporte 13 ouvrages dont la traversée doit être travaillée, certains laissant peu de hauteur ou parfois en eau.

Les berges  de la Basse ne sont pas celles de la Seine à Paris  ou du Canal du Midi  à Toulouse. Prétendre faire cohabiter sur quelques m2  les vélos, les piétons et assurément les patinettes surdopées n’est pas sérieux et il est à prévoir  quelques baignades forcées dans le canal. Quant au cadre préservé avec ses 13 ouvrages sur quelques centaines de mètres, ses poubelles et son éclairage,  c’est un mensonge grossier.

L’objectif est de dépasser le simple usage recherché (mobilité douce entre deux secteurs de la ville) pour permettre d’entretenir une relation émotionnelle avec le site traversé, dans son épaisseur. Pour ce faire, le parti d’aménagement se nourrir de l’appréhension du « segment nature de la Basse » dans un contexte urbain global au service d’une dimension « grand projet de ville » En effet, ce dernier participe à l’affirmation d’un maillage d’espaces public s Perpignanais qui exprime « le principe même de la vie en société » et assure une lisibilité d’ensemble essentielle à la découverte et au fonctionnement d’une ville.

L’émotion du piéton perpignanais c’est surtout de sortir vivant du trafic automobile alors que les trottoirs sont systématiquement supprimés,  alors que les passages protégés ne lui laissent que 5 à 6 secondes pour traverser les boulevards (Pyrénées, Catalogne, Wilson) et encore  doit-il le faire en deux temps. Quant au maillage d’espaces publics, il s’agit de dalles absolument sinistres, où il est impossible de se reposer (les bancs de Perpignan ont été enlevés) et de trouver la moindre ombre. De la dalle et fontaine Arago, transformée en parking (c’était provisoire mais il y a 20 ans que ça dure), du faux jardin Terrus où  les derniers grands arbres ont été abattus et la dernière chaise enlevée à la Place de Catalogne  transformée en parvis pour accueillir en grande pompe la FNAC  (qui depuis a déménagé) le piéton perpignanais ne s’attarde pas et n’y trouve aucune sociabilité – tout au contraire.

Ainsi, le projet urbain travaillé prend forme autour d’un parc urbain pratiqué affirmant une nouvelle naturalité dans l’espace public Perpignanais.

Du rêve pur ! Le projet est surtout travaillé pour les marchés des entreprises et le calendrier des travaux par tranche est parfait pour satisfaire quelques  appétits de fin de mandat.

En plein mois d’août le public est sollicité pour donner un avis,

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La FRENE agira pour que cette piste cyclable reste dans les cartons d’architecte. Les études ont été suffisamment coûteuses pour que l’argent des perpignanais soit mieux utilisé – notamment pour assurer la sécurité des piétons sur ses boulevards et dans les rues faussement piétonnes.